Où intervient DRAA à Marrakech, et ce qui change d'un quartier à l'autre
Une terrasse de riad dans un derb, le toit commun d'un immeuble R+4 à Massira et le toit d'une villa de la Palmeraie ne fuient pas pour les mêmes raisons et ne se refont pas de la même façon. Voici ce que chaque secteur de Marrakech demande.
Où intervient DRAA ?
DRAA intervient dans tous les quartiers de Marrakech et dans sa périphérie proche, de la médina à Tamansourt et Tahannaout ; au-delà, chaque chantier se confirme au cas par cas. Le quartier ne change pas le métier, mais il change beaucoup de choses autour : le type de bâti, les pathologies les plus fréquentes, l'accès pour les matériaux et, donc, le prix.
Un point commun à toute la ville : le toit plat. Au Maroc, 96,7 % des logements urbains ont un toit en dalle (recensement HCP 2024). Et toute la ville a reçu la même saison exceptionnelle : 502,4 mm entre septembre 2025 et mars 2026, la plus pluvieuse des 45 dernières selon la réanalyse ERA5 (voir la saison des pluies à Marrakech).
La médina : riads, pisé et derbs
En médina, le problème le plus fréquent n'est pas la terrasse seule, c'est le mur ancien qui boit l'eau du sol et de la pluie. Les riads et maisons anciennes sont bâtis en pisé (terre compactée) ou en brique, enduits à la chaux ou au tadelakt, souvent mitoyens sur trois ou quatre côtés, autour d'un patio.
Pathologies typiques :
- remontées capillaires en bas des murs, avec salpêtre et enduits qui s'effritent ;
- terrasses accessibles transformées en solarium, où les couches se sont superposées au fil des rénovations ;
- humidité de condensation dans les chambres qui donnent sur le patio et restent fermées ;
- évacuations de patio et de terrasse sous-dimensionnées lors des gros orages.
Contraintes d'accès : aucun camion ni benne dans les derbs, matériaux montés à la main ou en charrette, gravats évacués de la même façon, horaires à caler avec le voisinage et, pour une maison d'hôtes, avec les réservations. Les murs en terre exigent des produits compatibles, qui laissent respirer le mur : une membrane ou un enduit ciment étanche plaqué sur du pisé aggrave le problème. Tout est détaillé sur la page riad et médina.
Guéliz et Hivernage : immeubles et résidences
À Guéliz et à l'Hivernage, la plupart des demandes concernent des immeubles et des résidences où la terrasse est une partie commune. On y trouve à la fois des immeubles anciens de plusieurs étages et des résidences récentes gérées par un syndic professionnel.
Pathologies typiques : infiltrations au plafond du dernier étage par les relevés d'acrotère et les traversées (pieds de climatiseurs, antennes, garde-corps), étanchéités anciennes jamais refaites, fuites de salles de bain entre deux appartements.
Contraintes : stationnement et livraison en centre-ville, montée des matériaux par l'escalier quand il n'y a pas de monte-charge, protection des parties communes, et décision en assemblée générale. Voir étanchéité en copropriété.
Targa, Semlalia et route de Safi : villas et résidences
Dans ce secteur, le bâti dominant est la villa, la résidence fermée et le petit immeuble récent, avec des terrasses accessibles, souvent une piscine et parfois un sous-sol. Les chantiers y sont en général accessibles en camion.
Pathologies typiques : relevés d'acrotère et gargouilles sur de grandes terrasses, carrelage de terrasse décollé qui laisse l'eau circuler dessous, fuites de bassin, garages en sous-sol qui prennent l'eau par la rampe. L'avenue Targa figure parmi les axes submergés lors des orages de la nuit du 12 au 13 avril 2025 (Le Matin, 13 avril 2025) : les évacuations des terrasses et des cours y méritent une attention particulière.
Massira, Daoudiate, Azzouzia, M'hamid : immeubles R+3 et R+4
Dans ces quartiers, le cas le plus courant est l'appartement du dernier étage d'un immeuble R+3 ou R+4 sous une terrasse commune qui fuit. Beaucoup d'immeubles fonctionnent avec un syndic bénévole, ou sans syndic.
Pathologies typiques : terrasse commune jamais refaite depuis la construction, relevés non traités, antennes et climatiseurs scellés à travers l'étanchéité, infiltrations qui descendent d'un étage à l'autre par les gaines.
Contraintes : tout monte par l'escalier, il faut l'accord de la copropriété pour intervenir sur une partie commune, et le budget se partage. Deux épisodes récents ont touché ces secteurs : Azzouzia lors des orages d'avril 2025, puis M'hamid, l'avenue Charifia, Sidi Youssef Ben Ali et Al Massar dans la nuit du 26 au 27 mars 2026 (Le360, 26 mars 2026). La page appartement explique comment agir quand on est seul à subir la fuite.
Palmeraie, route de Fès, route de l'Ourika, Amelkis, Agdal : grandes villas
Ici, les surfaces sont grandes et les ouvrages nombreux : terrasses de plusieurs centaines de m², piscines, bassins, sous-sols techniques, murs de clôture. L'accès est en général facile, les chantiers peuvent être organisés sur une seule campagne.
Pathologies typiques : vieillissement des étanchéités exposées au soleil, fuites de bassins et de locaux techniques de piscine, humidité des sous-sols, remontées dans les murs de soubassement quand l'arrosage du jardin longe la maison.
Ce qui compte le plus dans ce secteur : un diagnostic complet avant de chiffrer, parce que plusieurs ouvrages peuvent fuir en même temps. Voir étanchéité de piscine et sous-sol et fondations.
Sidi Ghanem et zones d'activité : locaux professionnels
Dans la zone industrielle de Sidi Ghanem, au nord-ouest de la ville sur la route de Safi, et dans les autres zones d'activité, l'enjeu est ce qu'il y a sous le toit : stock, showroom, atelier, clients. Les toitures sont grandes, en dalle ou parfois en bac acier.
Contraintes : travailler sans arrêter l'exploitation, par tranches, parfois en dehors des heures d'ouverture ; protéger la marchandise ; fournir un devis avec métré et un planning. Pour ces chantiers, la bonne entrée est une visite technique avec un plan, même approximatif.
Périphérie : Tamansourt, Tahannaout
Tamansourt, la ville nouvelle au nord-ouest de Marrakech, compte surtout des lotissements et des immeubles récents ; Tahannaout, au sud, chef-lieu de la province d'Al Haouz, surtout des maisons individuelles. Le bâti récent n'est pas à l'abri : une étanchéité posée sans relevés soignés ni pente suffisante se révèle au premier hiver arrosé.
La saison 2025-2026 a aussi battu le record de la série à Tamansourt, avec 384,4 mm selon la même réanalyse ERA5, contre une moyenne de 181,7 mm sur 1996-2025.
Au-delà de Marrakech : zone élargie à confirmer
Pour la vallée de l'Ourika, Aït Ourir, Amizmiz, Chichaoua, Ben Guerir, El Kelaâ des Sraghna, Essaouira et Safi, l'intervention est à confirmer selon le chantier : surface, nature des travaux et calendrier. Indiquez la localisation dès votre premier message.
Pour situer ces communes, voici ce que la réanalyse ERA5 donne pour la saison 2025-2026 (cumul du 1er septembre au 31 mars) :
| Commune | Saison 2025-2026 | Moyenne 1996-2025 | Rang sur 45 saisons |
|---|---|---|---|
| Ourika (Setti Fatma) | 607,5 mm | 358,8 mm | 1ʳᵉ |
| Safi | 505,9 mm | 243,1 mm | 1ʳᵉ |
| Aït Ourir | 489,7 mm | 288,1 mm | 4ᵉ |
| Essaouira | 446,2 mm | 255,3 mm | 5ᵉ |
| El Kelaâ des Sraghna | 362,9 mm | 197,1 mm | 2ᵉ |
| Ben Guerir | 324,2 mm | 171,5 mm | 3ᵉ |
| Chichaoua | 285,9 mm | 145,8 mm | 1ʳᵉ |
Source : réanalyse ERA5, API Open-Meteo Archive, point de grille le plus proche de chaque commune. Ce ne sont pas des relevés de station.
Comment se passe une demande, où que vous soyez
- Décrivez le problème dans le simulateur de prix ou sur WhatsApp, avec le quartier et, si possible, des photos.
- Vous obtenez une fourchette qui tient compte du type de bâtiment et de l'accès.
- La visite confirme l'origine de l'eau, les métrés et les contraintes du lieu.
- Le devis détaille chaque poste, y compris l'accès et l'évacuation des gravats.
Les écarts de prix liés au quartier (médina, étage, accès) sont chiffrés sur la page prix de l'étanchéité au Maroc.
Mis à jour le 18 septembre 2026.
Vos questions
Intervenez-vous dans la médina de Marrakech ?
Le prix est-il le même dans tous les quartiers ?
Vous déplacez-vous à Essaouira, Safi ou dans l'Ourika ?
Quels quartiers de Marrakech ont été inondés ces dernières années ?
On regarde d'abord d'où vient l'eau.
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